La réputation au travail – Partie 1

Lorsque j’écoute les chrétiens parler de leur vie professionnelle, l’idée d’être un exemple au travail revient très régulièrement dans la conversation. Nous avons à cœur de toucher nos collègues et de les aider à être intrigués suffisamment pour qu’ils s’intéressent à ce qui fait la différence dans notre comportement : notre relation avec Dieu.

Et cela peut effectivement faire toute la différence : rappelez-vous l’histoire de Shirley, qui est devenue chrétienne au travail grâce à l’exemple incroyable de sa collègue Nancy.

Dans cette série sur la réputation au travail, nous allons voir aujourd’hui en quoi elle est importante et étudier deux exemples de femmes à la bonne réputation

La prochaine fois nous verrons les limites de la réputation, et enfin dans le dernier article nous étudierons l’exemple d’un homme dont la réputation a fait une grande différence tout en intégrant une bonne compréhension des enjeux spirituels.

 

1 – L’importance d’une bonne réputation dans la Bible.

  • Dans l’Ancien Testament, la réputation est précieuse :

Voici deux Ecritures tirées des Proverbes et d’Ecclésiaste :

Proverbes 22 :1 : « La renommée est préférable à de grandes richesses, et la grâce vaut mieux que l’argent et que l’or. »

Ecclésiaste 7 :1« Bonne renommée vaut mieux que l’huile parfumée ».

 

 

  • Dans le Nouveau Testament, la bonne réputation protège le message de l’Evangile. 

Tite 2 :9-10« Exhorte les esclaves à être soumis en tout à leurs maîtres, à leur plaire, à ne pas être contredisants, à ne rien détourner, mais à montrer toujours une parfaite fidélité, afin de faire honorer en tout la doctrine de Dieu notre Sauveur. »

 1 Pierre 2 :11-12 : Bien-aimés, je vous exhorte, en tant qu’étrangers et voyageurs, à vous abstenir des désirs charnels qui font la guerre à l’âme. Au milieu des païens, ayez une bonne conduite, afin que là où ils vous calomnient comme faisant le mal, ils voient vos œuvres bonnes, et glorifient Dieu au jour de sa visite. »

L’enjeu est donc de taille. 

Dans l’Ancien Testament, j’ai tout de suite pensé à deux exemples de personnes ayant une bonne réputation et décrites comme telles.  

 

2 – L’exemple de Ruth : connue pour sa loyauté.

Ruth a laissé derrière elle son pays et la possibilité de se remarier là-bas après son veuvage, pour accompagner sa belle-mère Noémie dans sa terre à Bethléem et demeurer auprès d’elle.

Elle a suivi tous les conseils de sa belle-mère à son arrivée, ce qui l’a conduite à demander à Booz son devoir de rachat envers elle, c’est-à-dire de l’épouser.

Booz, son futur mari, dit d’elle en Ruth 3 :11 : «Maintenant, ma fille, sois sans crainte, je ferai pour toi ce que tu diras, car sur la place publique chacun sait que tu es une femme de valeur ».

Et on voit dans la généalogie de Jésus en Matthieu 1:5, que, par Joseph (v.16), Jésus descend d’Obed, fils de Booz et de Ruth. 

Les choix personnels difficiles qu’a fait Ruth, et qui ont conduit à cette bonne réputation auprès de Booz, ont fait toute la différence pour sa vie et sa descendance. Elle a cherché l’intérêt de sa belle-mère avant le sien et lui a montré une fidélité à toute épreuve.

Nous-mêmes sommes confrontés parfois à prendre des décisions difficiles au travail, qui semblent aller contre notre intérêt immédiat. Chercher l’intérêt des autres et avoir l’assurance que Dieu va prendre soin de nous défie parfois notre foi.

Je suis particulièrement admirative de ma manager qui cherche continuellement l’intérêt de son équipe, même quand cela lui coûte. 

Récemment, lors d’un arrêt maladie d’une personne de notre équipe, elle est allée au pied levé la remplacer pour faire une présentation en Province, alors qu’elle aurait pu demander le report ou l’annulation. Lors du retour de la personne, elle est allée avec elle l’accompagner à une autre présentation afin de lui apporter son soutien. Une telle loyauté me défie car je sais qu’elle a mis de côté toutes ses autres priorités. 

Elle nous sert aussi souvent de bouclier quand trop de demandes nous parviennent d’autres services. Elle fait barrage et nous défend afin que nous conservions une charge de travail supportable, quitte à subir les critiques des autres managers.

Personnellement, je suis inspirée et motivée par un tel exemple, et j’en parle à d’autres collègues. Ce type de management est très rare et précieux dans l’entreprise. 

 

3 – L’exemple de la femme de Proverbes 31 : connue pour sa vie riche et heureuse.

Une autre femme à l’excellente réputation se trouve en Proverbes 31:10-31. Ce n’est pas un personnage réel mais l’épouse idéale décrite par la mère du roi Lemouel lors d’une discussion avec son fils. 

Cette femme, quand on y pense, est incroyablement moderne. Elle gère son foyer et son activité professionnelle de concert. Elle réfléchit et fait des plans, elle prend des décisions importantes d’investissement seule (v16). Elle a malgré tout le temps de prendre soin des pauvres, tout comme de transmettre sa sagesse et ses connaissances à d’autres. 

Elle a une bonne réputation à la fois dans sa famille et dans la ville, c’est-à-dire à l’extérieur :

Proverbes 31 : 28 : « Ses fils se lèvent et la disent heureuse ; son mari se lève et lui donne des louanges. »

Proverbes 31 : 30-31 : « La grâce est trompeuse et la beauté vaine ; La femme qui craint l’Eternel est celle qui sera louée. Donnez-lui du fruit de son travail et qu’aux portes ses œuvres la louent ».

Cette femme nous défie car elle semble arriver à jongler avec tous les aspects de sa vie tout en étant joyeuse et organisée. C’est aussi une femme très active. 

Or, nous savons bien à quel point il est difficile de réussir dans tous les compartiments de notre vie. 

Je lisais récemment, qu’une vie équilibrée est quelque part un mythe car à un moment donné, nous sommes toujours en déséquilibre sur un des aspects de notre vie. 

Par exemple, nous devons parfois mettre de côté notre vie sociale et même familiale pour rendre un gros dossier au travail. Nous devons parfois au contraire nous absenter de notre travail pour prendre soin d’un enfant malade, ou avoir quelques journées moins chargées au travail pour organiser des travaux à la maison. Et avoir une activité associative n’est pas toujours possible à tous les saisons de notre vie, tout comme notre implication dans notre église n’est pas quelque chose de figé. 

Ne pas comprendre cela m’a coûté énormément dans ma vie. Si vous voulez en savoir davantage, vous pouvez lire l’article Leçons tirées du burn out ou mon interview donnée à Ludivine du blog “elle croit”.

Avec le temps, je découvre que l’équilibre de nos vies n’est pas quelque chose de statique mais au contraire de toujours en mouvement. Nous sommes sans cesse en train de “déséquilibrer” et “ré-équilibrer” les différents aspects de notre vie au fur et à mesure que nous voyons les besoins et les priorités évoluer. 

Pour revenir au sujet de la réputation, ce qui compte, c’est l’impression d’ensemble, dans le temps, que nous donnons. Je ne pense pas que la réputation de la femme de Proverbes 31 s’est construite en un jour. 

Parfois nous craignons le regard des autres au travail sur un événement isolé qui nous donnerait mauvaise réputation. Il ou elle va pense que je ne suis pas assez dévoué(e) à mon travail car j’ai dû partir plus tôt. Ou au contraire, il ou elle va penser que je suis une mauvaise mère car je suis rentrée tard tout une semaine de suite.  

Ou nous ratons quelque chose au travail et nous pensons que nous allons être considérés comme négligents. 

C’est compliqué de nous mettre une telle pression et d’avoir la joie de la femme de valeur ! Alors, comme elle, cherchons d’abord à marcher avec Dieu au cours de notre journée (V30), et à laisser notre réputation entre ses mains. 

Nous verrons d’ailleurs la fois prochaine les limites d’une bonne réputation auprès des êtres humains.

En attendant, je vous souhaite une excellente semaine ! 

3 Comments

  1. Merci Armelle. J’aime la façon dont tu as dit que nous «déséquilibrons» et «rééquilibrons» constamment différents aspects de notre vie à mesure que nous voyons les besoins et les priorités évoluer. Je me suis sentie coupable trop de fois de devoir faire exactement cela. Les priorités et les besoins changent, nous sommes donc sages de nous adapter en conséquence.

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