Comment Job de cœur est né.

1 Pierre 2:18-19 : « Serviteurs, soyez, en toute crainte, soumis à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont difficiles, car c’est une grâce que de supporter des peines, par motif de conscience envers Dieu quand on souffre injustement. »

Introduction

Depuis peu, je participe à l’élaboration d’un site chrétien multi-langues dédié aux femmes. J’ai la joie de m’occuper de la section francophone et j’aurai certainement l’occasion de vous en reparler lorsque le site sera lancé officiellement !

Je voulais pouvoir proposer un premier article en français, et c’est la naissance de Job de Cœur et le début de mon appel à écrire qui me sont naturellement venus à l’esprit.

En écrivant cet article pour ce site, j’ai réalisé que je ne vous avais pas encore relaté ce déclic particulier, même si j’en parle en termes généraux dans la page A propos de Job de Coeur.

Je partage donc aujourd’hui, avec vous aussi, ce moment-clé !

Une défaite apparente aux conséquences étonnantes

Ce jour-là, j’étais assise à mon bureau au travail, et plusieurs piles de documents m’entouraient. Sur le côté gauche, un papier dépassait avec ma liste de choses à faire pour la journée. Sur le côté droit, ma tasse de café vide exhalait un léger parfum, souvenir d’un instant de réconfort depuis longtemps évaporé.

Une fois de plus, je courais contre la montre afin de respecter les échéances qui m’avaient été données. 

Mon ordinateur ronronnait, régurgitant plus d’e-mails et de demandes que j’avais le temps d’en traiter.

Soudain un email en particulier attira mon attention. Cela venait de ma Directrice générale, pourtant en congé ce jour-là. Elle me demandait de traiter une demande urgente du siège en son absence.

Encore un nouvel élément sur ma liste… c’était suffisant pour ajouter à mon niveau de stress et de fatigue déjà bien élevé. Je pris le temps de lire avec attention l’email… Et là je sentis les battements de mon cœur s’accélérer alors qu’un sentiment de colère m’envahissait progressivement. La chaleur se diffusait dans mon corps en une vague irrépressible.

Non seulement la demande du siège à ma responsable hiérarchique n’était pas la première, mais le fil d’emails montrait qu’elle avait déjà été relancée à plus d’une reprise. Elle avait choisi de me demander de traiter la dernière relance, à sa place, le jour où elle était en congé.

Je ressentais un sentiment de profonde injustice. Pourquoi, alors que j’avais déjà tant à faire je devais hériter d’un travail qui aurait dû être traité par elle depuis déjà longtemps ?

J’avais souvent du mal à dire non, mais là cela me semblait l’occasion rêvée de pratiquer ! Je n’avais jamais eu autant envie de dire non ! Peut-être que Dieu voulait justement que j’apprenne à m’affirmer en cette occasion…

Je commençais à rédiger un email et les touches dansaient sous mes doigts alors que j’expliquais toutes les raisons pour lesquelles je ne pouvais pas accéder à sa demande. Comme par exemple : ce n’était pas si urgent. Si le siège avait attendu aussi longtemps, il pouvait bien sûr attendre encore son retour le lendemain.

Je lui listais aussi toutes les autres choses urgentes et importantes que je devais faire ce jour-là.

Mais quelque chose en moi me retenait d’appuyer sur le bouton « envoyer ». Ce n’était pas lié à la justesse de ma démarche. Après tout, rien ne m’empêchait de décliner sa demande en y mettant les formes. Je n’aurais pas péché techniquement.

Non, mais l’appel qui me retenait était de nature différente. C’était l’appel de Jésus. L’appel de la foi. Armelle, qu’est-ce qui va t’aider le plus à être comme Jésus aujourd’hui ? Dire non ou dire oui ? Qu’est-ce qui va augmenter le plus ta foi ? Dire non ou dire oui ?

Et là m’est revenu 1 Pierre 2 :18-21 : «Serviteurs, soyez, en toute crainte, soumis à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont difficiles, car c’est une grâce que de supporter des peines, par motif de conscience envers Dieu quand on souffre injustement. Quelle gloire, en effet, y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir péché ? Mais si tout en faisant le bien, vous supportez la souffrance, c’est une grâce devant Dieu. C’est à cela, en effet, que vous avez été appelés, parce que Christ lui aussi a souffert pour vous et vous a laissé un exemple, afin que vous suiviez ses traces. »

L’enjeu était un motif de conscience envers Dieu. L’enjeu était de ne pas rater une occasion d’imiter Jésus et de suivre ses traces. A l’avenir, j’aurais d’autres occasions de le suivre dans son affirmation de soi et dans le fait de dire non fermement, mais ce jour-là, c’était le Jésus qui s’en remet au Dieu qui juge justement qui s’imposait à moi. Alors j’ai prié, demandé à Dieu de recevoir cet acte de foi comme une grâce devant lui.

Je ne sais pas exactement pourquoi mais je lui ai demandé aussi de se souvenir de cela et non pas de me récompenser au travail, mais de bénir ma famille qui m’était infiniment précieuse et qui traversait un moment difficile.

J’ai ensuite effacé mon brouillon de mail et j’ai traité la demande…

Heureusement, la croix est peut-être folie aux yeux du monde, mais elle est puissance de Dieu pour nous qui croyons.

Plusieurs semaines plus tard, alors que j’étais à la maison en famille, il régnait une telle unité, une telle complicité entre nous que j’ai ressenti un profond sentiment de bonheur et de reconnaissance. J’ai su instantanément par l’Esprit que c’était la réponse de Dieu à ma prière…

C’est à ce moment unique que j’ai compris profondément la double lecture des événements dans la vie professionnelle : il y a ce qui se passe à l’extérieur, et il y a ce qui se passe à l’intérieur.

A l’extérieur, le monde voit une femme fatiguée qui a cédé à sa Directrice générale et s’est laissé utiliser. A l’intérieur, une femme renouvelée a compris que toutes choses coopèrent au bien de cieux qui aiment Dieu quand le but est d’être semblable à l’image de son Fils.  

C’est ce déclic qui m’a donné envie de créer le blog Job de cœur afin de proclamer le message de l’Evangile au travail. Mon but est de redonner espoir à celles et ceux qui ne voient pas encore totalement la perspective de Dieu dans leur travail, qui ne voient peut-être que ce qui est apparent : l’injustice et les pénuries en tout genre : le manque de ressources, le manque de reconnaissance, le manque de compréhension, le manque de confiance en soi etc.  

Tout comme Marie-Madeleine en Jean 20:13, qui pleurait parce qu’on avait enlevé son Seigneur, et qu’elle ne savait pas où on l’avait mis, on peut se sentir très seul(e) et désemparé(e) au travail. Comme si Dieu était plus difficile à percevoir. Marie-Madeleine, même en ayant ensuite Jésus debout devant elle, a cru que c’était le jardinier. Pourtant, il a suffi que Jésus prononce son prénom, pour qu’elle le reconnaisse enfin : « Rabbouni, c’est-à-dire : Maître » (Jean 20:16).

Nous avons exactement besoin de cela au travail : prendre conscience que Jésus est là, bien vivant, et qu’il nous appelle par notre prénom.

Ma prière pour 2020 est que nous continuions ensemble à grandir dans cette conviction.

Belles fêtes de fin d’année à vous !

De tout cœur,

Armelle. 

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