Interview d’Audrey, créatrice du blog mychristianbooks.fr

Cette semaine, j’ai le plaisir de recevoir Audrey, du blog mychristianbooks.fr. Nous avons fait la connaissance sur la toile et sur Instagram en particulier. Chacune a découvert le blog de l’autre, avant d’échanger en direct. Vive les nouvelles technologies qui permettent de telles rencontres!

La fois dernière, je vous parlais de la chronique de livre que j’ai écrite pour le blog d’Audrey. Il s’agissait du livre Etes-vous débordé, de Joyce Meyer. Vous pouvez le retrouver ici ou sur https://mychristianbooks.fr/etes-vous-debordes-de-joyce-meyer/

Aujourd’hui, j’aimerais vous faire découvrir Audrey à travers une interview autour des coulisses de son blog.

Bonjour Audrey, pourrais-tu te présenter en quelques lignes ? Comme on est sur un blog dédié à la vie pro, peux-tu aussi nous donner quelques indications sur ta vie professionnelle ?

Bonjour Armelle, merci d’avoir pensé à moi pour cet interview. Je suis ravie de pouvoir me présenter à tes lecteurs. 

Je m’appelle Audrey, j’ai 30 ans et suis maman de 2 petits bouts, un garçon de 2 ans et une petite fille de 2 mois. Je suis Guadeloupéenne et la créatrice du blog mychristianbooks.fr .

Je travaille depuis peu en tant que web designer freelance. Après avoir travaillé dans le secteur du tourisme, je me suis reconvertie à la naissance de mon 1er pour avoir la liberté de moduler mon temps et ainsi pouvoir profiter des week-ends et jours fériés en famille.

Comment t’est venue l’idée de créer le blog « mychristianbooks.fr » ? As-tu une vision particulière par rapport à ce blog ? des projets à l’avenir ?

L’idée de mychristianbooks.fr est née à un moment où je voulais faire quelque chose d’utile pour la communauté chrétienne à mon échelle. J’ai toujours été une passionnée de livres. Lire est ma façon de me détendre, m’évader ou encore apprendre de nouvelles choses. Mais quand je me rendais en librairie chrétienne, ou sur les sites spécialisés, je passais un temps fou à lire les 4e de couverture pour trouver LE livre qui correspondait à mon besoin du moment. Et il m’arrivait bien souvent de repartir les mains vides faute d’avoir pu trouver ce qui me faisait envie. Alors je me suis dit que je pouvais mettre à contribution mes différentes lectures afin que ceux qui visitent mychristianbooks.fr puissent avoir un conseil, une recommandation pour trouver LE livre. 

En ce qui concerne les futurs projets du blog, j’ai quelques idées dans les tiroirs, mais rien de concret pour l’instant. Je suis dans une phase où je cherche encore mon rythme. A l’arrivée de chaque enfant, c’est un nouveau temps d’adaptation pour moi, notamment pour trouver le temps de lire. 

Comment choisis-tu les livres dont tu parles sur le blog ? Y a-t-il des critères particuliers ?

Je n’ai pas vraiment de critères si ce n’est qu’ils soient écrits par un auteur chrétien et respectent les valeurs morales et enseignements de la Bible. 

Après lecture, ceux qui feront l’objet d’une chronique sont généralement ceux qui apportent une lumière particulière sur un sujet, ceux que je trouve utiles pour la vie chrétienne d’une façon générale, ceux qui ont réussi à ranimer une étincelle ou alimenter le feu de ma foi.

J’essaie d’aborder toutes les thématiques possibles (même si j’ai des sujets de prédilection comme le couple) afin que les chroniques puissent être utiles à tous et que tout un chacun puisse trouver un livre qui lui corresponde .

J’ai vu que tu mettais des notes indicatives. As-tu une grille particulière ou est-ce plutôt une note globale fondée sur ton impression d’ensemble ?

En effet, j’ai choisi de mettre une note indicative au livre à la fin de chaque chronique. C’est une note basée sur mon impression globale. Je suis généralement touchée par l’angle adopté pour aborder un sujet, la qualité des ressources proposées…

Pour toi, qu’est-ce qu’un « bon livre chrétien » ? Quels en sont les ingrédients?

Pour moi un bon livre chrétien c’est celui qui vient alimenter la flamme. 

C’est celui qui va me donner envie de me rapprocher encore plus de Dieu, d’atteindre un autre niveau foi. C’est un livre qui va me faire me remettre en question, que le Saint-Esprit utilisera pour toucher certains points qui méritent d’être encore travaillés.

J’ai vu que tu mettais parfois des avertissements pour certains livres, qui peuvent troubler la foi des jeunes chrétiens par exemple. Est-ce que tu ressens cette responsabilité devant Dieu en tant que blogueuse chrétienne de veiller sur les contenus que tu écris ou mets en avant ? Comment gères-tu cette responsabilité ?

Je sais que certains livres peuvent être audacieux ou traiter de sujets polémiques au sein de la communauté chrétienne . Ils peuvent être très intéressants pour un public averti plus mûr en Christ, mais je ne voudrais pas qu’un jeune chrétien s’en trouve déboussolé. C’est pour cela que je préfère le souligner quand c’est le cas.

En tant que blogueuse chrétienne, je ne voudrais pas donner une vitrine à des livres qui vont à l’encontre de la Parole de Dieu ou qui égare les jeunes convertis. Mon objectif est vraiment que ce blog soit un instrument pour proposer des livres qui vont vous pousser à être un meilleur disciple. Alors je prends au sérieux les livres que je recommande.

C’est une responsabilité, mais je ne me mets pas de pression. Je la gère comme dans ma vie quotidienne, en n’oubliant pas que nous sommes appelés à être des modèles dans tout ce que nous faisons et que nous devrons rendre des comptes à Dieu un jour.

Nous nous sommes connues grâce à Instagram. Que penses-tu de ce réseau social pour accéder à des contenus chrétiens grâce aux hashtags ? Y a-t-il des précautions à prendre selon toi ?

Instagram est mon réseau social préféré. J’y fais chaque jour de belles découvertes en terme de contenus chrétiens. Que ce soit des blogs, des comptes d’édification, de partages de versets, il y en a pour tout le monde. J’aime beaucoup découvrir comment les chrétiens du monde entier mettent leurs dons et talents au service de Dieu dans divers domaines qui ne sont pas, d’habitude, mis en avant dans les églises (peinture, entrepreneuriat, journalisme, mode…). C’est une véritable source d’inspiration pour moi.

Comme sur chaque réseau social, on a affaire à la liberté d’expression dans toute sa splendeur. Chacun peut y aller avec sa petite vérité, ses dogmes et son interprétation. Il ne faut pas tout prendre,  il y a un tri à faire dans les contenus et analyser tout à la lumière de la Parole. 

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait se lancer dans l’écriture au service de Dieu, que ce soit dans un blog, les réseaux sociaux ou même un livre ?

Je voudrais vous dire lancez-vous! Faites-vous confiance. Il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas d’erreur. Nous avons tellement peur d’être en dehors de la volonté de Dieu que nous oublions souvent que le Saint-Esprit nous conduit. Avoir le désir profond de faire la volonté de Dieu est un bon début, faites lui confiance, il saura vous diriger. Votre témoignage, votre enseignement, votre talent peuvent être utiles à plus d’un, partagez-le. 

Merci beaucoup, Audrey, de nous avoir livré tes réflexions et ta vision. A très bientôt pour une nouvelle chronique de livre sur ton blog!

Chronique invitée de Job de Cœur sur le blog “My christian books”

Cette semaine, je me suis prêtée au jeu de la revue littéraire dans le blog français mychristianbooks.fr en évoquant un livre dont j’ai déjà parlé ici et qui s’appelle “Etes-vous débordé ?” de Joyce Meyer. Si vous souhaitez lire la chronique, elle se trouve ici : https://mychristianbooks.fr/etes-vous-debordes-de-joyce-meyer/ . L’occasion de découvrir aussi d’autres livres qui pourraient vous inspirer :).

La fois prochaine, j’aurai le plaisir d’interviewer Audrey, l’auteure inspirante de ce blog.

Belle semaine à vous!

Comment Job de cœur est né.

1 Pierre 2:18-19 : « Serviteurs, soyez, en toute crainte, soumis à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont difficiles, car c’est une grâce que de supporter des peines, par motif de conscience envers Dieu quand on souffre injustement. »

Introduction

Depuis peu, je participe à l’élaboration d’un site chrétien multi-langues dédié aux femmes. J’ai la joie de m’occuper de la section francophone et j’aurai certainement l’occasion de vous en reparler lorsque le site sera lancé officiellement !

Je voulais pouvoir proposer un premier article en français, et c’est la naissance de Job de Cœur et le début de mon appel à écrire qui me sont naturellement venus à l’esprit.

En écrivant cet article pour ce site, j’ai réalisé que je ne vous avais pas encore relaté ce déclic particulier, même si j’en parle en termes généraux dans la page A propos de Job de Coeur.

Je partage donc aujourd’hui, avec vous aussi, ce moment-clé !

Une défaite apparente aux conséquences étonnantes

Ce jour-là, j’étais assise à mon bureau au travail, et plusieurs piles de documents m’entouraient. Sur le côté gauche, un papier dépassait avec ma liste de choses à faire pour la journée. Sur le côté droit, ma tasse de café vide exhalait un léger parfum, souvenir d’un instant de réconfort depuis longtemps évaporé.

Une fois de plus, je courais contre la montre afin de respecter les échéances qui m’avaient été données. 

Mon ordinateur ronronnait, régurgitant plus d’e-mails et de demandes que j’avais le temps d’en traiter.

Soudain un email en particulier attira mon attention. Cela venait de ma Directrice générale, pourtant en congé ce jour-là. Elle me demandait de traiter une demande urgente du siège en son absence.

Encore un nouvel élément sur ma liste… c’était suffisant pour ajouter à mon niveau de stress et de fatigue déjà bien élevé. Je pris le temps de lire avec attention l’email… Et là je sentis les battements de mon cœur s’accélérer alors qu’un sentiment de colère m’envahissait progressivement. La chaleur se diffusait dans mon corps en une vague irrépressible.

Non seulement la demande du siège à ma responsable hiérarchique n’était pas la première, mais le fil d’emails montrait qu’elle avait déjà été relancée à plus d’une reprise. Elle avait choisi de me demander de traiter la dernière relance, à sa place, le jour où elle était en congé.

Je ressentais un sentiment de profonde injustice. Pourquoi, alors que j’avais déjà tant à faire je devais hériter d’un travail qui aurait dû être traité par elle depuis déjà longtemps ?

J’avais souvent du mal à dire non, mais là cela me semblait l’occasion rêvée de pratiquer ! Je n’avais jamais eu autant envie de dire non ! Peut-être que Dieu voulait justement que j’apprenne à m’affirmer en cette occasion…

Je commençais à rédiger un email et les touches dansaient sous mes doigts alors que j’expliquais toutes les raisons pour lesquelles je ne pouvais pas accéder à sa demande. Comme par exemple : ce n’était pas si urgent. Si le siège avait attendu aussi longtemps, il pouvait bien sûr attendre encore son retour le lendemain.

Je lui listais aussi toutes les autres choses urgentes et importantes que je devais faire ce jour-là.

Mais quelque chose en moi me retenait d’appuyer sur le bouton « envoyer ». Ce n’était pas lié à la justesse de ma démarche. Après tout, rien ne m’empêchait de décliner sa demande en y mettant les formes. Je n’aurais pas péché techniquement.

Non, mais l’appel qui me retenait était de nature différente. C’était l’appel de Jésus. L’appel de la foi. Armelle, qu’est-ce qui va t’aider le plus à être comme Jésus aujourd’hui ? Dire non ou dire oui ? Qu’est-ce qui va augmenter le plus ta foi ? Dire non ou dire oui ?

Et là m’est revenu 1 Pierre 2 :18-21 : «Serviteurs, soyez, en toute crainte, soumis à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont difficiles, car c’est une grâce que de supporter des peines, par motif de conscience envers Dieu quand on souffre injustement. Quelle gloire, en effet, y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir péché ? Mais si tout en faisant le bien, vous supportez la souffrance, c’est une grâce devant Dieu. C’est à cela, en effet, que vous avez été appelés, parce que Christ lui aussi a souffert pour vous et vous a laissé un exemple, afin que vous suiviez ses traces. »

L’enjeu était un motif de conscience envers Dieu. L’enjeu était de ne pas rater une occasion d’imiter Jésus et de suivre ses traces. A l’avenir, j’aurais d’autres occasions de le suivre dans son affirmation de soi et dans le fait de dire non fermement, mais ce jour-là, c’était le Jésus qui s’en remet au Dieu qui juge justement qui s’imposait à moi. Alors j’ai prié, demandé à Dieu de recevoir cet acte de foi comme une grâce devant lui.

Je ne sais pas exactement pourquoi mais je lui ai demandé aussi de se souvenir de cela et non pas de me récompenser au travail, mais de bénir ma famille qui m’était infiniment précieuse et qui traversait un moment difficile.

J’ai ensuite effacé mon brouillon de mail et j’ai traité la demande…

Heureusement, la croix est peut-être folie aux yeux du monde, mais elle est puissance de Dieu pour nous qui croyons.

Plusieurs semaines plus tard, alors que j’étais à la maison en famille, il régnait une telle unité, une telle complicité entre nous que j’ai ressenti un profond sentiment de bonheur et de reconnaissance. J’ai su instantanément par l’Esprit que c’était la réponse de Dieu à ma prière…

C’est à ce moment unique que j’ai compris profondément la double lecture des événements dans la vie professionnelle : il y a ce qui se passe à l’extérieur, et il y a ce qui se passe à l’intérieur.

A l’extérieur, le monde voit une femme fatiguée qui a cédé à sa Directrice générale et s’est laissé utiliser. A l’intérieur, une femme renouvelée a compris que toutes choses coopèrent au bien de cieux qui aiment Dieu quand le but est d’être semblable à l’image de son Fils.  

C’est ce déclic qui m’a donné envie de créer le blog Job de cœur afin de proclamer le message de l’Evangile au travail. Mon but est de redonner espoir à celles et ceux qui ne voient pas encore totalement la perspective de Dieu dans leur travail, qui ne voient peut-être que ce qui est apparent : l’injustice et les pénuries en tout genre : le manque de ressources, le manque de reconnaissance, le manque de compréhension, le manque de confiance en soi etc.  

Tout comme Marie-Madeleine en Jean 20:13, qui pleurait parce qu’on avait enlevé son Seigneur, et qu’elle ne savait pas où on l’avait mis, on peut se sentir très seul(e) et désemparé(e) au travail. Comme si Dieu était plus difficile à percevoir. Marie-Madeleine, même en ayant ensuite Jésus debout devant elle, a cru que c’était le jardinier. Pourtant, il a suffi que Jésus prononce son prénom, pour qu’elle le reconnaisse enfin : « Rabbouni, c’est-à-dire : Maître » (Jean 20:16).

Nous avons exactement besoin de cela au travail : prendre conscience que Jésus est là, bien vivant, et qu’il nous appelle par notre prénom.

Ma prière pour 2020 est que nous continuions ensemble à grandir dans cette conviction.

Belles fêtes de fin d’année à vous !

De tout cœur,

Armelle. 

Vaincre la peur d’agir

Depuis que je suis des formations à l’entrepreneuriat, j’entends continuellement parler de l’importance de « passer à l’action ». Et autant de contenus sont consacrés aux obstacles au passage à l’action.

En tête de liste, le fameux syndrome de l’imposteur. On retrouve aussi le terme de « stratégies d’évitement » qui a le mérite d’être clair. Sans parler de termes plus forts comme stratégie d’échec et auto-sabotage.

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Le secret inattendu d’une transformation intérieure.

Cet été, une amie m’a prêté le livre de Lytta Basset “Moi je ne juge personne”L’Évangile au-delà de la morale.

Je voudrais partager ici avec vous certains enseignements précieux pour notre vie professionnelle et personnelle. Ne pas juger nos collègues, notre entourage produit des bénéfices pour nous-mêmes au-delà de ce qu’on peut imaginer. Une profonde transformation intérieure…

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Offrir notre meilleur “Oui” à la rentrée.

Août

Août. On entendrait une mouche voler dans mon quartier de la banlieue de Paris. Même les travaux d’enfouissement des lignes dans la rue d’à côté se sont totalement arrêtés. Les voitures garées dans notre impasse se comptent sur les doigts d’une main. Les bus qui circulent dans les rues adjacentes aussi. Horaires d’été obligent…Tout est comme suspendu.

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