Le secret inattendu d’une transformation intérieure.

Cet été, une amie m’a prêté le livre de Lytta Basset “Moi je ne juge personne”L’Évangile au-delà de la morale.

Je voudrais partager ici avec vous certains enseignements précieux pour notre vie professionnelle et personnelle. Ne pas juger nos collègues, notre entourage produit des bénéfices pour nous-mêmes au-delà de ce qu’on peut imaginer. Une profonde transformation intérieure…

1. Une habitude quasi instinctive de juger

En grec, le terme traduit par juger est krinein, qui veut dire discerner, évaluer, prendre parti, faire des choix.

Notre jugement vient parfois de manière instinctive, compulsive, et nous nous rendons compte ensuite à quel point nous avons catalogué les gens et évalué les situations de manière caricaturale. Cette première réaction semble nous échapper complètement. Il n’y a qu’à observer tout ce qui nous passe par la tête lorsque nous croisons des gens dans la rue ou dans les couloirs de l’entreprise !

Lytta Basset nous rappelle que l’activité de juger est une activité nécessaire et indispensable de l’intelligence. Elle nous permet de prendre de la distance, d’évaluer des situations, d’échapper à certains dangers, et de faire des choix en toute autonomie. Nous n’en parlions pas plus tard que la semaine dernière dans le contexte de notre meilleur oui.

Jésus ne nous parle donc pas de jugement de manière absolue, mais dans un contexte très précis : “afin que vous ne soyez pas jugés”.

2. La source profonde de notre jugement mortifère

Jésus précise son propos en Luc 6 : 37-38 : “Ne jugez pas, et vous ne serez point jugés, ne condamnez pas, et vous ne serez point condamnés, absolvez et vous serez absous.”

Le terme “condamner” vient du grec “katakrinein” qui fait donc écho à “krinein“. Juger aboutit là à condamner, à exécuter. C’est le même terme que celui utilisé dans le récit de la femme adultère en Jean 8.

Je dirais qu’au travail, c’est l’étape où on passe de la simple observation neutre à la critique et la médisance caractérisées. On “élimine” l’autre par nos pensées et nos paroles. Voire par nos actions.

Souvent, dans l’acte de juger et condamner les autres, on cherche à remédier à nos propres blessures, à établir notre propre justice en attaquant les autres. Lytta Basset souligne que “l’hypertrophie du besoin de juger” cache souvent une profonde blessure. On juge pour se protéger, pour tenter de ne plus souffrir.

3. Un levier inattendu de motivation

Ce que je trouve fascinant en Jésus, et que Lytta Basset révèle puissamment, c’est que pour susciter notre obéissance, il ne fait pas appel à l’intérêt de la personne jugée mais à notre propre intérêt de personne jugeant.

Cela aurait eu du sens qu’il nous montre à quel point cela fait du mal à la personne qu’on condamne ou juge. Mais, à la place, il nous motive par les bénéfices qui en découlent pour nous. En Matthieu 7 : 1 on trouve : “Ne jugez pas, afin de ne pas être jugés“. Pourquoi ?

Parce que Jésus sait que nous avons déjà eu de nombreuses expériences douloureuses où nous avons eu le sentiment d’être jugés et incompris, y compris dans notre enfance. Nous savons ce que c’est de nous sentir “éliminés” sans avoir pu nous expliquer.

Il se préoccupe de notre vulnérabilité en tant que personne jugeante car il sait que c’est souvent un mécanisme de défense et de protection.

Jésus nous promet, si nous ne jugeons pas, de répondre à notre aspiration de ne pas être jugés, d’être respectés dans le mystère et caractère unique de notre personne. De nous accueillir.

4. Des bénéfices époustouflants

Une bonne mesure serrée, secouée et qui déborde (Luc 6:38)

Lytta Basset paraphrase Jésus en résumant ses propos de la manière suivante : “Si vous vous sentez jugé et que vous en souffrez, commencez par ne plus juger, et cela vous permettra de mettre au jour votre propre blessure pour en guérir. Vous jugez autrui parce que vous vous sentez jugés par lui mais plutôt ne jugez pas autrui afin que vous ne vous sentiez pas jugés par lui.”

Il s’agit plutôt de réinvestir cette énergie négative dirigée vers les autres en énergie positive envers nous-mêmes, nous laisser accueillir et guérir humblement par Dieu. Ensuite, bizarrement, toute envie de critiquer les autres disparaît!

En Luc 6 : 38, il est écrit juste après le passage sur le jugement “Donnez, et l’on vous donnera ; on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée, et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez.”

On ne sait pas dans ce passage si le bénéfice vient directement de Dieu ou à travers les autres, mais on voit que le bénéfice est intérieur, intime, abondant et généreux.

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai ce besoin d’être validée dans mon être intérieur, d’avoir le sentiment d’être profondément comprise. Alors je trouve les promesses attachées à l’absence de jugement infiniment précieuses.

Conclusion et questions à se poser

Les quelques points que j’ai extraits du livre “Moi, je ne juge personne” ne couvrent qu’un chapitre ou deux de ce livre exceptionnel. J’espère que vous aurez pu faire des liens avec votre propre situation.

Personnellement, quand j’ai lu ces chapitres, cela a vraiment créé un déclic en moi et m’a donné envie de me tourner vers Dieu et d’opérer mes propres changements plutôt que d’attendre ceux des autres en étant intérieurement critique.

Lytta Basset expose enfin que ce passage de Luc est un bon baromètre de là où nous en sommes par rapport au jugement.

Par exemple, si nous entendons beaucoup de critiques à notre égard, examinons si ce ne serait pas l’écho à notre propre esprit de jugement.

A quoi ressemblent nos pensées intimes sur autrui ? Est-ce que nous bénissons ou non maudissons ? Est-ce que nous cherchons à changer les gens pour qu’ils soient comme nous le voulons, en consommant toute notre énergie ?

Quel est notre regard sur nous-mêmes ? Avons-nous tendance à nous condamner ? Si nous faisons cela, nous aurons du mal à ne pas faire pareil avec les autres. Nous devenons comme le serviteur impitoyable envers nous-mêmes alors que Dieu veut que nous soyons miséricordieux comme notre père est miséricordieux (Luc 6 :36). Il nous accueille les bras ouverts avec notre mal-être, notre impuissance à changer cette tendance à juger et, en nous recevant avec un tel amour, il va nous aider à accueillir progressivement les autres aussi…

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Je pense désormais écrire sur un rythme de deux articles par mois.

Bonne fin de semaine à tous!

Offrir notre meilleur “Oui” à la rentrée.

Août

Août. On entendrait une mouche voler dans mon quartier de la banlieue de Paris. Même les travaux d’enfouissement des lignes dans la rue d’à côté se sont totalement arrêtés. Les voitures garées dans notre impasse se comptent sur les doigts d’une main. Les bus qui circulent dans les rues adjacentes aussi. Horaires d’été obligent…Tout est comme suspendu.

Côté communication, c’est pareil. Les entreprises semblent comprendre que toute la France est en congés, alors le nombre d’e-mails publicitaires diminue. Même le rythme des SMS, y compris personnels, faiblit. Seules les notifications Facebook vous envoient les visages réjouis et les paysages idylliques de vos amis en vacances. C’est très calme et le temps s’étend…

Septembre

Septembre. La rentrée. Le passage, sans transition, du silence à l’effervescence donne le tournis. La rue est redevenue active. Les bus chargent des foules de gens qui vont au travail, à la fac ou au collège. D’un seul coup, nous sommes assaillis de demandes et d’informations. Les e-mails publicitaires envahissent nos boîtes, nous annonçant tous que “C’est la rentrée!”. Comme si cela avait pu nous échapper!

Les papiers à remplir pour l’école, la reprise des activités sportives et artistiques, les “Maman, tu as pensé à m’imprimer le papier pour l’assurance scolaire?” sont autant de signes que la rentrée est bien là!

Au niveau du travail, les entreprises qui étaient au calme plat en août, sortent de leur torpeur et décident de tout miser sur ces derniers mois de l’année, et d’un seul coup, tout devient à faire pour hier.

En résumé, la rentrée, c’est un peu comme si à peine sortis de notre lit en pyjama, nous nous retrouvions à la bourse dans l’effervescence d’une salle de marché à devoir faire des arbitrages au milieu des cris et des instructions.

Je doute de l’efficacité du trader ensommeillé ! De la même façon, nous devons prendre le temps d’affûter nos esprits après le mois d’août afin de faire de bons arbitrages en septembre.

Le meilleur “Oui”…

En ce qui me concerne, je vois qu’il est primordial de ne pas dire “oui” à tout ce qui vient sur mon chemin en ce début septembre, y compris les demandes de rendez-vous qui affluent. Après le relatif isolement du mois d’août, c’est très tentant.

Mais, pour vous comme pour moi, le risque est de consommer toutes nos ressources très rapidement et d’en manquer pour :

1. Remplir nos obligations quotidiennes.

2. Accomplir les projets qui nous tiennent vraiment à cœur. Ceux pour lesquels nous ressentons un appel.

Cet été, j’ai lu un livre passionnant de Lysa TerKeurst qui s’appelle “The Best Yes (Le meilleur Oui”). Je n’ai pas trouvé de traduction du livre en français, alors je vais essayer de vous en parler le mieux possible, car il contient de nombreuses pépites.

Elle parle en introduction de la troisième case à cocher : il ne s’agit pas de choisir seulement entre “Oui” ou “Non”, mais aussi de rechercher le meilleur “Oui” possible au milieu de toutes les demandes qui nous parviennent.

Pour cela, nous ne devons pas confondre le commandement d’aimer avec notre tendance (maladive) à faire plaisir aux autres. Elle décrit très bien cette situation où lorsqu’on nous propose quelque chose :

  • notre cerveau dit Non
  • notre agenda dit Non
  • notre réalité de vie dit Non
  • et pourtant nous nous surprenons à dire “Oui, bien sûr”.

Elle le résume en : “Nous redoutons de dire Oui mais nous nous sentons incapables de dire Non”.

Nous ignorons ces avertissements qui nous arrivent de manière subtile pendant cet espace de temps limité où nous devons prendre une décision. En fait, par intuition, nous ressentons à l’avance les conséquences négatives sur nous de dire Oui. Et nous nous sentons déjà un peu vidés dans notre être intérieur rien que d’y penser. Comment nous en sortir ?

Heureusement Lysa nous rappelle qu’il existe une troisième voie. Une troisième case possible : le meilleur “Oui”. C’est la case qui tient compte de notre rôle particulier à jouer dans notre vie. De notre partition unique. Dieu a préparé des choses spécialement pour nous, et nous avons besoin de les vivre pour être pleinement remplis.

Concrètement, si nous ne mettons pas dans notre agenda ce qui a vraiment du sens pour nous, ce qui compte vraiment, nous vivrons toujours à la merci des demandes et requêtes des autres. Nous serons toujours frustrés en attendant que se libère un moment hypothétique dans notre agenda.

Tenir compte de ses ressources…

Ce meilleur “Oui” tient aussi compte de nos ressources au moment de la demande : nos ressources en temps, en argent, en énergie. Mais aussi nos ressources émotionnelles et spirituelles.

J’adore le moment où Lysa décrit une requête d’une jeune amie de la famille qui lui demande si elle peut loger chez eux quelques mois. Elle est relancée par son mari pour prendre sa décision et elle serait tentée de dire Oui à cette jeune fille qu’elle affectionne particulièrement.

En examinant ses ressources (en calculant la dépense selon Luc 14:28-30), elle arrive aux conclusions suivantes :

  • Matériellement : pas de problème, elle a une chambre en plus.
  • Financièrement : la contribution de la jeune fille couvre les dépenses supplémentaires.
  • Spirituellement : rendre service, aimer quelqu’un fait totalement partie des valeurs familiales.
  • Émotionnellement : c’est là où elle se sent plus fragile.

Lysa a 5 enfants, elle est Présidente de “Proverbs 31” et a des responsabilités dans son église locale. Elle avait en plus à ce moment-là un délai à respecter pour un livre qu’elle écrivait. En réfléchissant, en exerçant la sagesse, elle s’est rendue compte qu’émotionnellement ce n’était pas raisonnable. Elle a lutté pour prendre cette décision car elle ressentait qu’on attendait d’elle qu’elle dise Oui.

Elle s’est donc tournée vers Dieu et lui a demandé de l’éclairer. Conformément à Matthieu 11:28 elle est venue à lui pour qu’il la soulage de ce fardeau qu’est la prise de décision. Elle a réalisé que la manière dont nous faisons les choses compte autant que les choses elles-mêmes. Recevoir une jeune fille quelque temps était une bonne activité en soi mais étant donné ses ressources émotionnelles, cela ne l’était pas.

Chaque activité qui se présente n’est pas forcément NOTRE activité. Cela dépend aussi de notre manière de pouvoir l’aborder. En l’occurrence, Lysa a compris qu’elle n’aurait pas eu, émotionnellement, les ressources nécessaires pour accueillir cette jeune fille correctement et avec joie. L’écouter, faire face aux tracas supplémentaires du quotidien. Elle se serait consumée elle-même. Cela aurait mis de la tension chez eux et aurait eu des répercussions sur toute la famille. Finalement cela n’aurait pas honoré Dieu.

Elle a donc décidé de dire Non. Elle n’était simplement pas la bonne personne pour cette mission! Dire Non l’a protégée pour continuer à accomplir ses propres missions avec une bonne attitude et avec amour. Immédiatement après, la jeune fille a trouvé un super logement pas cher! C’est comme si Dieu avait attendu son Non pour leur montrer à l’une comme à l’autre qu’Il reste celui qui pourvoit! Et Lysa et sa famille ont décidé entre autres de la recevoir chez eux tous les lundis soir pour leur repas familial afin de lui offrir la chaleur de leur foyer. Et tout s’est formidablement bien passé.

Conclusion

Je ne peux pas vous faire en un seul article le résumé de tout ce livre extraordinaire, mais je voudrais simplement vous encourager à prendre le temps de prendre vos décisions. Priez, réfléchissez. Osez dire “Non” pour pouvoir offrir le meilleur “Oui” aux missions que vous avez déjà. Pour dire “Oui” aux projets uniques que Dieu a pour vous.

Et si, en cette rentrée, ce qui a du sens pour vous, c’est de vivre le plus sereinement possible cette période, en “limitant” vos missions à tous les papiers à remplir, aux inscriptions aux activités à faire, aux certificats médicaux etc, alors réduisez vos rendez-vous et vos coups de téléphone non urgents et offrez à vos enfants et votre entourage la meilleure version de vous-même! Octobre sera là bien assez vite…

Consultons-nous l’Expert ?

Leçons tirées des rois*

J’ai toujours été frappée en lisant l’histoire des rois de Juda et d’Israël, du contraste entre les rois qui consultaient Dieu et ceux qui n’en faisaient qu’à leur tête ou se fiaient à d’autres sources.

Les résultats étaient chaque fois édifiants et riches d’enseignement. On lit par exemple sur Ozias en 2 Chroniques 26:5 “Il s’appliqua à rechercher Dieu du vivant de Zacharie, qui avait l’intelligence des visions de Dieu ; et tant qu’il rechercha l’Éternel, Dieu lui donna du succès”. Notons bien le “tant que”, car Ozias ne l’a malheureusement pas fait tout son règne.

Sur Roboam, roi de Juda, il est écrit : “Il fit le mal, parce qu’il n’appliqua pas son cœur à rechercher l’Eternel”. (2 Chroniques 12:14). Et au verset suivant, il est écrit “Il y eut toujours des guerres entre Roboam et Jéroboam“. C’est-à-dire entre le royaume de Juda et celui d’Israël.

En 1 Rois 12, on voit l’origine de ce schisme. C’est parce qu’en ne consultant pas Dieu, Roboam n’écoute pas non plus les bonnes personnes. Il ne tient pas compte du conseil des anciens qui étaient au service de son père Salomon, pourtant un exemple de sagesse s’il en est ! Ils lui conseillaient d’être bon et doux avec le peuple d’Israël pour le rallier à lui. Mais lui choisit d’écouter ceux de sa génération qui lui conseillent d’être au contraire encore plus dur avec le peuple. Par conséquent, Israël se révolte et refuse de prêter allégeance à Roboam. Ce qui aboutit à la séparation entre les royaumes du Nord et ceux du Sud, entre Juda et Israël.

Les bons exemples comme les mauvais me donnent envie de consulter Dieu pour tous les aspects de ma vie. Et l’exemple de Roboam m’encourage à ne pas écouter les conseils de mon entourage avant de les avoir remis au filtre de ma relation avec Dieu, encore plus s’ils sont contradictoires !

Dans notre vie professionnelle, nous avons vraiment besoin de prendre l’habitude de consulter Dieu plus systématiquement. J’ai assisté en juin au Salon des Entrepreneurs Chrétiens, et un des intervenants, Stephan Tchividjian, disait que selon un sondage paru aux Etats-Unis, seulement 28% des croyants intégraient leur foi à leur travail de manière active. 34% compartimentaient le travail et la foi dans des boîtes différentes. Enfin, 38% étaient plutôt des observateurs : avaient la foi mais observaient juste ce qui se passait.

Comment peut-on intégrer davantage Dieu dans notre travail ?

Nous ne nous rendons pas forcément compte que nous ne consultons pas assez Dieu pour notre vie professionnelle. Voici quelques exemples où nous pouvons certainement progresser.

1. Lui remettre nos décisions professionnelles

Ce qui m’a toujours frappée chez David, c’est le nombre de fois où il consultait Dieu avant de se lancer dans une bataille ou avant de prendre une décision.

En 1 Samuel 23:1-4, on voit David consulter Dieu à deux reprises à très peu de temps d’intervalle : “On fit ce rapport à David : Voici que les Philistins ont attaqué Qeïla et qu’ils saccagent les aires. David consulta l’Éternel en disant : Irai-je et battrai-je ces Philistins ? L’Éternel lui répondit : Va, tu battras les Philistins et tu sauveras Qeïla. Mais les hommes de David lui dirent : Nous voici dans la crainte, ici même en Juda, que sera-ce si nous allons à Qeïla contre les troupes des Philistins? David consulta encore l’Eternel, et l’Eternel lui répondit : Lève-toi, descends à Qeïla , car je livre les Philistins entre tes mains”.

David, en apprenant l’attaque des Philistins, aurait pu réagir sous le coup de l’émotion, la colère en l’occurrence. Mais il prend le temps de consulter Dieu. Et lorsque ses hommes expriment de la crainte, de nouveau, il se tourne vers Dieu.

Qu’en est-il pour nous ? Consultons-nous Dieu avant de dire “oui” ou “non” à un projet, à une demande importante ? Réagissons-nous au quart de tour quand une situation inattendue surgit ou prenons-nous le temps de nous arrêter et de prier dans notre tête quelques instants ? Comme David avec ses hommes, comment traitons-nous les objections de nos collègues ou nos responsables ?

Le monde du travail est rapide et nous pouvons être tentés de répondre du tac au tac. Les gens semblent attendre des réponses par SMS ou e-mail par retour. Si nous ne prenons pas au moins quelques secondes pour prendre du recul et réfléchir avec Dieu, nous pouvons nous retrouver avec un engagement pesant pour des semaines ! Un mistigri dont nous nous serions bien passés et qui va nous empêcher de réaliser les projets uniques que Dieu avait prévus pour nous, au travail comme en dehors.

Ou au contraire nous allons réagir de manière très négative à une nouvelle situation, faute d’avoir remis ce qui peut être une belle opportunité à Dieu.

2. Lui remettre nos relations professionnelles

Toujours en 1 Samuel 23, on retrouve David un peu plus loin, qui prend connaissance d’un complot de Saül contre lui (1 Samuel 23:9). Il consulte alors Dieu pour savoir si cette attaque est vraiment réelle et si la ville de Qeïla va le livrer entre les mains de Saül ou non. Ayant eu deux réponses positives à ces questions, il fuit la ville et Saül renonce alors à son expédition.

De la même façon, nous pouvons confier à Dieu nos interrogations sur nos relations professionnelles. Avez-vous jamais ressenti que quelqu’un ne vous appréciait pas au travail et cherchait à vous mettre des bâtons dans les roues ? Pourquoi ne pas demander à Dieu confirmation ou infirmation et vous indiquer la voie à suivre ?

Parfois, à cause de la médisance rampante au travail, et de ce que les collègues nous rapportent, nous nous imaginons que quelqu’un nous veut du mal ou même veut notre place. Encore une fois, demandez à Dieu de clarifier la situation et de vous montrer clairement ce qu’il en est.

Rappelons-nous que, comme Roboam, si nous n’adoptons pas la bonne stratégie dans les relations difficiles, nous pouvons avoir comme lui, des ennemis à vie sur notre lieu de travail !

3. Lui remettre nos croisées des chemins

Nous n’avons pas tous les jours des croisées des chemins, mais régulièrement, et de plus en plus à notre époque, nous nous interrogeons sur notre voie professionnelle. Faut-il changer d’entreprise ? Changer totalement de métier? Arrêter de travailler pour s’occuper de nos enfants ? Créer une entreprise ?

Je pense que dans ce type de circonstance, nous avons davantage le réflexe de consulter Dieu. Car nous en apercevons les enjeux et les conséquences possibles pour nos vies.

Cette semaine, je repensais à Hébreux 11:6 : “Or, sans la foi, il est impossible de lui plaire ; celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent”.

Souvent, dans ce type de situation, nous avons surtout besoin de croire et d’être rassurés sur le fait que la réponse de Dieu sera claire et nette. Pour cela, quelques Écritures réconfortantes :

Proverbes 16 : 3 : “Recommande à l’Eternel tes œuvres et tes projets se réaliseront”.

Ou encore :

Psaumes 25:12 : “Quel est l’homme qui craint l’Éternel ? L’Éternel lui montre le chemin qu’il doit choisir.”

Personnellement, je me trouve à cette croisée des chemins en ce moment. Au plus profond de mon coeur, je ressens l’appel de Dieu à écrire pour Lui, à m’exprimer pour Lui. Peut-être écrire un livre sur la vie professionnelle, ou créer une formation en ligne en lien avec la foi. A partir de ce soir, j’aurai le bonheur d’assister en streaming à la conférence She speaks, qui équipe les femmes qui souhaitent parler, écrire ou diriger pour Dieu. J’ai tellement hâte!

Mais je sais que je dois aussi sécuriser un revenu pour ma famille. Et même sur ce sujet, je ne suis pas trop sure quelle voie emprunter. J’ai travaillé 25 ans dans la comptabilité et la finance, et cela me plaisait énormément. Mais je ressens moins d’appétence pour les chiffres depuis quelques mois. J’ai la compétence pour le faire mais moins d’élan qu’avant. Cela me fait plaisir d’assister mon mari de cette manière, mais je n’aspire pas forcément à le faire pour l’extérieur. Alors j’interroge Dieu à ce sujet : est-ce lui qui m’appelle à faire autre chose ? ou dois-je me pousser à nouveau sur cette compétence plutôt lucrative et vivre mon rêve “à côté”?

Sinon, je suis contente d’avoir monté cette formation en ligne “Dirigez vos réunions efficacement“. Mon but est de pouvoir en faire plusieurs pour générer un revenu dit “passif”, afin de me consacrer à terme à l’écriture. Mais pour l’instant, je n’ai aucune idée de ce que ça va donner.

Alors je consulte Dieu sans relâche, parfois plusieurs fois par jour. L’autre fois, Dieu m’a un peu “calmée” quand même en me rappelant “A chaque jour suffit sa peine” (Matthieu 6:34). J’étais tellement en train de me projeter dans le futur à me poser des questions, qu’il a dû me retenir gentiment dans le présent. En attendant qu’il me fasse connaître son plan, je me suis remise à ce que je devais faire sans aucun doute pour aujourd’hui!

En même temps, je reçois beaucoup d’éléments de réponses et de sagesse. Par exemple que mon appel à écrire ne se fera jamais indépendamment de mes autres rôles dans la vie. Cela dépendra aussi des saisons de vie dans lesquelles je suis. Pour le reste, je suis convaincue que cela s’éclaircira dans les prochaines semaines !

Conclusion

Pour finir, j’aimerais citer l’Ecriture de Proverbes sur l’appel de la Sagesse. On lit en Proverbes 1:20-21 : “La Sagesse crie dans les rues, elle élève sa voix dans les places ; elle crie à l’entrée des lieux bruyants ; à l’entrée des portes, dans la ville, elle prononce ses paroles”.

Je suis sure que la Sagesse crie tout autant aujourd’hui dans nos bureaux, dans nos écoles, nos hôpitaux, partout où nous travaillons. Elle nous appelle à consulter Dieu sur tous les sujets, et en particulier le travail.

Aurons-nous l’humilité de l’écouter et de la consulter ?

*Note : Beaucoup d’Écritures que je cite sur les rois sont extraites d’une étude du site Béthel, que j’ai découverte en essayant de retrouver les Écritures de l’Ancien Testament sur le thème “Consulter Dieu”. Voici le lien . Je vous recommande notamment d’approfondir avec l’exemple de Rebecca que je trouve très intéressant : demander à Dieu de nous expliquer une situation que nous ne comprenons pas. Bonne étude!

Sous le lit ou sur le chandelier?

La parabole de la lampe (Marc 4 : 21-25)

Depuis une dizaine de jours, je relis l’Évangile selon Marc, en me fixant un chapitre par jour. Un passage qui m’a beaucoup inspirée est la parabole de la lampe en Marc 4:21-25.

Ce qui est intéressant quand on lit à la suite un Évangile, c’est qu’on discerne la logique entre les passages. Les différentes éditions de la Bible nous mettent des titres de passages, mais ils ne sont que des repères visuels.

Ils n’indiquent pas forcément une séparation dans le temps, l’espace et la logique. Prenons par exemple la parabole du semeur et la parabole de la lampe qui se suivent en Marc 4. Les deux se situent dans une série d’enseignements et de paraboles que jésus donne à bord d’une barque.

Dans la parabole du semeur, Jésus nous parle des conditions dans lesquelles la parole peut porter du fruit. Il nous parle surtout des obstacles, comme un manque de profondeur et de convictions profondes à l’épreuve des circonstances. Il évoque aussi “les soucis du monde, la séduction des richesses et l’invasion des autres convoitises”. Ces derniers étouffent la parole et la rendent infructueuse.

Dans ce contexte, c’est intéressant de faire le lien avec la parabole de la lampe qui suit juste après : “Il leur disait encore : Est-ce que la lampe se met sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas sur le chandelier ?” (Marc 4:21).

Dans l’article très intéressant que je joins ici et extrait d’entretienschretiens.com, il est expliqué que le boisseau est un récipient qui sert à garder les matières sèches comme les céréales et sert aussi d’instrument de mesure. Il représenterait la nourriture, et le lit représenterait le toit, la sécurité d’une maison.

La lampe est la parole que Dieu a allumée en nous et qu’il souhaite qu’on fasse briller autour de nous. Dans ce contexte, nous ne devons pas la couvrir et entraver sa lumière avec nos préoccupations matérielles.

Nous en revenons à ce thème récurrent des inquiétudes pour la vie quotidienne. Nous l’avions déjà abordé la semaine dernière avec Matthieu 6 dans l’article Cherchez premièrement le royaume. On le retrouve ici, à la fois dans la parabole du semeur (les soucis du monde) et dans cette parabole de la lampe.

C’est dire à quel point Jésus sait que c’est un sujet crucial. Il y revient à de multiples reprises. Personnellement, je me suis attachée la semaine passée au rêve que représente la bonne terre avec sa semence qui porte du fruit : un grain trente, un autre soixante, et un autre cent. Jésus nous promet une productivité exceptionnelle de la parole dans nos cœurs si on ne se laisse pas étouffer par le reste!

Application personnelle

La semaine dernière, j’étais sur ma dernière ligne droite pour mettre en ligne ma formation “Dirigez vos réunions efficacement” sur la plateforme de formation Udemy. Comme cette formation est destinée à une offre pour les entreprises en septembre, Udemy for Business avait lancé un challenge avec un prix de 500 USD si j’arrivais à terminer la formation avant vendredi minuit.

Actuellement, mon chiffre d’affaires est de 500 Euros par mois, donc autant vous dire que 500 USD n’est pas une petite somme pour moi. Au début, quand j’ai commencé le challenge, je me suis juste dit que cela me pousserait à ne pas procrastiner et à finir avant les vacances. Mais au fur et à mesure que la date butoir avançait, je me suis rendue compte à quel point cela me tenait à cœur.

En même temps, je ne voulais pas que cela devienne une obsession. J’ai remis cette somme à Dieu en disant que je voulais faire de mon mieux mais pas au détriment de ma paix. En milieu de semaine, j’ai prié en disant à Dieu que si je gagnais cette somme, je consacrerais 150 USD à m’inscrire à une conférence en ligne chrétienne. Elle s’appelle “She speaks“, et aide les femmes à mieux écrire et s’exprimer pour Dieu. Elle a lieu les 26 et 27 juillet prochains.

C’est intéressant, car cette même semaine où je devais rendre mon projet, deux amies de passage sur Paris m’ont proposé de me voir. Une vit aux Etats-Unis, l’autre à Munich. Autant dire que ce n’est pas le type de rendez-vous qu’on peut repousser facilement!

C’était éprouvant pour ma foi, étant donné le court délai restant. Mais je pensais à cette lampe, que je ne voulais pas mettre sous le boisseau. Je voulais être totalement disponible dans ma tête pour mes amies. A ce moment-là, j’avais totalement confiance en Dieu qu’il prendrait soin de ma formation, même si je consacrais du temps à mes amies. Sinon, j’étais prête à sacrifier mes 500 USD, car pour moi, ces relations étaient précieuses.

J’étais heureuse de ressentir cela. De voir ma foi progresser dans ce domaine. J’étais sure que si cette somme ne venait pas par ce moyen, elle viendrait d’ailleurs.

J’ai travaillé au maximum et vendredi à 18h50, ma formation était en ligne! La plateforme m’annonçait que j’avais gagné le challenge! Cela a été un pur moment de joie et de victoire!

Quand Dieu nous appelle à aller plus loin

J’aimerais vous dire que cela s’est terminé là et que ma foi est devenue inébranlable sur le sujet. Loin de là! Tout comme Pierre a pu marcher sur les eaux avant de s’enfoncer, j’ai été vite testée par les vents contraires!

Le lendemain, toute contente, je m’inscris à la conférence She Speaks, comme je le souhaitais. Je rentre mes coordonnées et je paie les 150 USD. Mais fatiguée par la semaine, je rentre mon adresse email avec un “.com” au lieu d’un “.fr”. De ce fait, je n’ai jamais reçu de confirmation ni de lien privé vers la conférence en streaming.

C’était le samedi matin, et je m’empresse d’écrire via la plateforme pour signaler mon problème. Aucune réponse durant le week-end, rien non plus durant la journée du lundi.

Autant vous dire que c’était difficile. Je me rendais compte que c’était une chose de remettre une somme à Dieu que je n’avais pas encore. C’était une toute autre chose de remettre à Dieu une somme que j’avais gagnée par beaucoup d’efforts et qui semblait envolée dans la nature.

Je ne voulais pas manquer de foi, mais je me rendais compte dans mon cœur que je n’étais pas prête à re-dépenser la même somme si jamais je n’arrivais pas à obtenir le lien. 150 USD représentaient déjà une grosse somme par rapport à ce que j’avais gagné. Et donc, pendant ces deux jours, j’ai lutté.

Cela m’a volé ma joie et pourtant je savais que je ne devais pas douter. Ce qui m’attristait, c’est que je craignais que Dieu ne veuille pas que j’assiste à cette conférence, que c’était un moyen de me le communiquer. Mais au fond de moi, je savais qu’au contraire, Dieu voulait tester à quel point cela me tenait à cœur et ce que j’étais prête à faire pour cela.

Ce qui m’a aidée, c’est la discussion de Jésus avec ses disciples après la seconde multiplication des pains en Marc 8. Ils s’inquiétaient, après avoir vu deux multiplications miraculeuses, de ce qu’ils n’avaient pris qu’un seul pain dans la barque. Ils avaient peur de manquer. On se dit, comment c’est possible, de douter après avoir vu tout cela? Jésus leur dit “Ne vous rappelez-vous pas ?”, “Ne comprenez-vous pas encore ?”.

C’est ça, il s’agit de faire un effort pour se rappeler et pour comprendre. J’ai pensé aux 500 USD que je venais juste de gagner avec l’aide de Dieu. J’ai pensé à Jésus, maître de l’univers. A Jésus qui fait apparaître des sous dans la bouche des poissons pour payer les taxes (Matthieu 17:27). Je me débattais avec toutes ces Écritures pour y puiser la foi nécessaire.

Grâce au conseil d’une amie, je me suis mise à prier une prière spécifique : si Dieu voulait vraiment que j’assiste à cette conférence, que je m’exprime en son nom, que j’apprenne à le faire plus efficacement, qu’il débloque le lien le jour même. Sinon, qu’il fasse en sorte que je n’y accède jamais et que l’argent soit perdu. Assez radical, je vous le concède, mais efficace pour discerner la volonté de Dieu!

Vers 21 heures le lundi soir, soit près de trois jours après le problème, j’ai reçu le mail des Etats-Unis me donnant le lien vers la conférence….Quel soulagement!

Comme Jésus a tendu la main à Pierre pour qu’il n’enfonce plus et remonte sur la barque, il est venu à mon secours et m’a mise à l’abri…jusqu’à la prochaine épreuve!

C’est à vous!

Et qu’en est-il pour vous ? Ressentez-vous que les soucis matériels ne sont jamais loin de voiler la lumière ? Est-ce que vous vous concentrez suffisamment sur la parole pour qu’elle puisse porter du fruit et être productive? En Marc 9:49, Jésus nous dit que tout homme sera salé de feu. Nous serons tous éprouvés d’une manière ou d’une autre. Jésus termine la parabole de la lampe en nous disant que notre réponse à la parole est cruciale: “Prenez garde à ce que vous entendez. On vous mesurera avec la mesure avec laquelle vous mesurez et on y ajoutera pour vous. Car on donnera à celui qui a ; mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a.” Cela suscite autant l’inspiration que la crainte!

Comme je vous le disais, j’aime me concentrer sur la bonne terre et tous ces grains qui se multiplient. Je ne suis pas prête d’oublier cette parabole de la lampe et tous les “grains” qu’elle m’a apportés! Je suis heureuse d’avoir vu mes amies, d’avoir goûté à la fidélité de Dieu et de l’avoir vu me confirmer que ce projet d’écriture et d’expression lui plaît!

Prendre la parole au travail

Proverbes 10:20 : “La langue du juste est un argent de choix”.

Réflexions sur la prise de parole

Cela fait environ 3 semaines que je n’ai pas écrit sur ce blog. Une bonne trachéite et une série d’événements divers m’ont enlevé les ressources pour m’exprimer! Ce silence est paradoxal, car en même temps je n’ai jamais autant réfléchi sur la prise de parole.

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